Comment miner des bitcoins (btc) ?

Lorsque vous entendez parler de «minage» de bitcoins, vous pensez certainement à l’extraction de minerai du sol. Mais le bitcoin n’est pas physique, alors pourquoi appelle-t-on ce procédé le « minage » ?

Cette analogie à l’extraction de l’or repose sur le fait que les bitcoins existent dans la conception du protocole (tout comme l’or existe sous terre), mais ils n’ont pas encore été mis en fonction (tout comme l’or n’a pas encore été extraite de la terre). Le protocole bitcoin stipule que 21 millions de bitcoins existeront in fine. Le travail des «mineurs» est de leur donner naissance.

Le mineur obtient des BTC en récompense de la création de blocs de transactions validées et de leur inclusion dans la blockchain.

Qu’est ce qu’un ‘nodes’ dans le protocole btc ?

Revenons un peu en arrière, parlons des « nodes », traduit littéralement en français par «nœuds». Un nœud est un ordinateur puissant qui exécute le logiciel bitcoin et aide à faire fonctionner le bitcoin en participant au relais d’informations. Tout le monde peut exécuter un nœud, il vous suffit de télécharger le logiciel bitcoin (gratuit) et de laisser un certain port ouvert (l’inconvénient est qu’il consomme de l’énergie et de l’espace de stockage – le réseau au moment de l’écriture prend environ 145 Go). Les nœuds répartissent les transactions bitcoin sur le réseau. Un nœud enverra des informations à quelques nœuds qu’il connaît, qui transmettront les informations aux nœuds qu’ils connaissent et ainsi de suite… De cette façon, il finit par se déplacer assez rapidement sur l’ensemble du réseau btc.

Certains nœuds sont des nœuds d’exploration de données (généralement appelés «mineurs»). Ils regroupent les transactions en suspens en blocs et les ajoutent à la blockchain. Comment font-ils cela ? En résolvant un casse-tête mathématique complexe qui fait partie du programme bitcoin et en incluant la réponse dans le bloc. Le problème qui doit être résolu consiste à trouver un nombre qui, lorsqu’il est combiné avec les données du bloc et transmis via une fonction de hachage, produit un résultat qui se situe dans une certaine plage. C’est beaucoup plus difficile qu’il n’y paraît.

(Pour les amateurs, ce nombre est appelé un «nonce», qui est un enchaînement de «nombre utilisé une fois». Dans le cas du bitcoin, le nonce est un entier compris entre 0 et 4 294 967 296.)

Résoudre le problème pour miner le btc avec succès

Comment les mineurs vont-ils résoudrent ce problème et trouver ce numéro unique ? En devinant au hasard. La fonction de hachage rend impossible de prédire quelle sera la sortie. Ainsi, les mineurs devinent le nombre mystère et appliquent la fonction de hachage à la combinaison de ce nombre deviné et des données du bloc. Le hachage résultant doit commencer par un nombre préétabli de zéros. Il n’y a aucun moyen de savoir quel nombre fonctionnera, car deux entiers consécutifs donneront des résultats extrêmement différents. De plus, il peut y avoir plusieurs nonces qui produisent le résultat souhaité, ou il y en a aucun (dans ce cas, les mineurs continuent d’essayer, mais avec une configuration de bloc différente).

Le premier mineur à obtenir un hachage résultant dans la plage souhaitée annonce sa victoire au reste du réseau. Tous les autres mineurs arrêtent immédiatement de travailler sur ce bloc et commencent à essayer de trouver le numéro mystère du prochain bloc. En récompense de son travail, le mineur victorieux obtient un nouveau bitcoin.
 

Économie du minage de btc

Au moment de la rédaction de cet article, la récompense est d’environ 12,5 bitcoins.

Bien que ce ne soit pas aussi excitant que cela puisse paraître. Il y a beaucoup de nœuds mineurs en compétition pour cette récompense, et c’est une question de chance et de puissance de calcul (plus vous pouvez faire de calculs, plus vous avez de chance de trouver la solution et donc d’obtenir la récompense en BTC).

De plus, les coûts pour exécuter un nœud d’exploration de données sont considérables, non seulement en raison du matériel puissant nécessaire (si vous avez un processeur plus rapide que vos concurrents, vous avez une meilleure chance de trouver le bon numéro avant eux), mais aussi en raison des grandes quantités d’électricité consommées par ces processeurs.

Le nombre de bitcoins attribués en récompense pour la résolution du puzzle diminuera. Il est maintenant de 12,5, mais il diminue de moitié tous les quatre ans environ (le prochain est prévu en 2020-21). La valeur du bitcoin par rapport au coût de l’électricité et du matériel pourrait augmenter au cours des prochaines années pour compenser partiellement cette réduction, mais ce n’est pas certain.

Difficulté du calcul pour miner le btc

La difficulté du calcul (le nombre de zéros requis au début de la chaîne de hachage) est ajustée fréquemment, de sorte qu’il faut en moyenne environ 10 minutes pour traiter un bloc.

Pourquoi 10 minutes ? C’est le temps que les développeurs de Bitcoin jugent nécessaire pour un flux constant et décroissant de nouvelles pièces jusqu’à ce que le nombre maximum de 21 millions soit atteint (attendu autour de 2140).

Si vous êtes arrivé jusqu’ici, alors félicitations ! Il y a encore tellement de choses à expliquer sur le protocole bitcoin, mais au moins vous avez maintenant une idée des grandes lignes du génie de la programmation et du concept btc. Pour la première fois, nous avons un système qui permet des transferts numériques pratiques d’une manière décentralisée, sans avoir besoin de faire confiance à un tiers et inviolable. Les répercussions pourraient être énormes sur le système financier mondial, les banques étant clairement menacés en tant que tiers de confiance...

Comment stocker ses bitcoins ou crypto-monnaies ?

Avant de posséder des bitcoins ou crypto-monnaie, vous avez besoin d’un endroit pour les stocker. Cet emplacement est appelé «portefeuille» aussi connu sous le nom anglais de Wallet. Plutôt que de détenir réellement votre bitcoin, il contient la clé privée (private key) qui vous permet d’accéder à votre adresse bitcoin (qui est également votre clé publique). Si le logiciel de portefeuille est bien conçu, vous aurez vraiment le sentiment que vos bitcoins ou cryptos sont réellement là, ce qui rend l’utilisation plus pratique et intuitive.

En réalité, un portefeuille contient généralement plusieurs clés privées et beaucoup d’investisseurs en bitcoins dispose de plusieurs wallets différents.

Les portefeuilles peuvent vivre sur votre ordinateur et / ou appareil mobile, sur un outil de stockage physique ou même sur un morceau de papier. Ici, nous allons brièvement examiner les différents types de supports.

Le portefeuille électronique – Electronic wallet

Les portefeuilles électroniques peuvent être téléchargés localement ou hébergés dans le cloud. Le premier est simplement un fichier formaté qui réside sur votre ordinateur ou appareil, ce qui facilite les transactions. Les portefeuilles hébergés (basés sur le cloud) ont généralement une interface plus conviviale, mais vous ferez confiance à un tiers avec vos clés privées.

Le portefeuille « logiciel »

L’installation d’un portefeuille directement sur votre ordinateur vous donne la sécurité que vous contrôlez vos clés. La plupart ont une configuration relativement simple et sont gratuits. L’inconvénient est qu’ils nécessitent plus de maintenance sous forme de sauvegardes. Si votre ordinateur est volé ou hacké et que vos clés privées ne sont pas également stockées ailleurs, vous perdez votre bitcoin ou crypto-monnaie.

Ce type de support nécessite également de plus grandes précautions de sécurité. Si votre ordinateur est piraté et que le voleur s’empare de votre portefeuille ou de vos clés privées, il saisit également vos bitcoins ou cryptos.

Le portefeuille logiciel d’origine est le protocole Bitcoin Core, le programme qui exécute le réseau bitcoin. Vous pouvez le télécharger ici (cela ne signifie pas que vous devez disposer d’un nœud pleinement opérationnel), mais vous devez également télécharger le registre de toutes les transactions depuis l’aube du bitcoin (2009). Comme vous pouvez le deviner, cela prend beaucoup de mémoire, plus de 145 Go !

La plupart des portefeuilles utilisés aujourd’hui sont des portefeuilles «légers» ou des portefeuilles SPV (Simplified Payment Verification), qui ne téléchargent pas l’intégralité du grand livre mais se synchronisent avec la réalité. Electrum est un portefeuille de bitcoins de bureau SPV bien connu qui offre également un «stockage à froid» (une option totalement hors ligne pour une sécurité supplémentaire). Exodus permet de suivre plusieurs actifs avec une interface utilisateur sophistiquée. Certains portefeuille (tels que jaxx) peuvent contenir une large gamme de crypto-monnaies et d’autres tel que Copay offrent la possibilité de comptes partagés.

Le portefeuille en ligne

Les portefeuilles en ligne (ou basés sur le cloud) sont très pratique – vous pouvez généralement accéder à vos bitcoin ou cryptos depuis n’importe quel appareil si vous avez les bons mots de passe. Tous sont faciles à configurer, sont livrés avec des applications de bureau et mobiles qui facilitent les dépenses et la réception de bitcoins et la plupart sont gratuits.

L’inconvénient réside dans la sécurité qui demeure moindre qu’un wallet physique. Avec vos clés privées stockées dans le cloud, vous devez faire confiance aux mesures de sécurité de l’hôte. Aussi vous devez vous assurez que ce prestataire de stockage crypto-monétaire ne disparaisse pas avec votre argent ou ne ferme et vous refuse l’accès. Si vous souhaitez faire du trading et profiter de la volatilité des crypto-monnaies et du btc, l’exchange reste une bonne solution.

Certains portefeuilles en ligne de premier plan sont rattachés à des exchange, comme coinbase et Blockchain. D’autres offrent des fonctionnalités de sécurité supplémentaires telles que le stockage hors ligne (coinbase et Xapo).

Le portefeuille sur smartphone

Les portefeuilles mobiles sont disponibles en tant qu’applications pour votre smartphone, particulièrement utiles si vous souhaitez payer quelque chose en bitcoin dans une boutique ou si vous souhaitez acheter, vendre ou envoyer des crypto-monnaies. Tous les portefeuilles en ligne et la plupart des portefeuilles d’ordinateurs de bureaux mentionnés ci-dessus ont des versions mobiles, tandis que d’autres – tels que Abra, Airbitz et Bread – ont été créés à l’origine sur une base mobile.

Le portefeuille « hardware »

Les portefeuilles matériels ou physiques sont de petits appareils qui se connectent occasionnellement au Web pour exécuter des transactions de cryptomonnaies. Ils sont extrêmement sécurisés, car ils sont généralement hors ligne et ne sont donc pas piratables. Ils peuvent être volés ou perdus, cependant, avec les bitcoins ou cryptos qu’ils supportent c’est à dire les clés privées stockées. Certains grands investisseurs conservent leurs portefeuilles matériels aussi appelé harware wallet dans des emplacements sécurisés tels que des coffres bancaires. Trezor, Keepkey et Ledger et Case sont des exemples notables de portefeuilles physiques.

Le portefeuille en papier

Certainement le plus simple de tous les portefeuilles, ce sont des morceaux de papier sur lesquels les clés privées et publiques d’une adresse bitcoin sont imprimées. Idéal pour le stockage à long terme de bitcoin (loin du feu et de l’eau, évidemment), ou pour offrir du bitcoin en cadeau ces portefeuilles sont plus sûrs car ils ne sont pas connectés à un réseau. Ils sont cependant plus faciles à perdre.

Avec des services tels que WalletGenerator, vous pouvez facilement créer une nouvelle adresse et imprimer le portefeuille à partir de votre imprimante. Pliez, fermez et vous êtes prêt. Envoyez du bitcoin à cette adresse, puis stockez-le en toute sécurité ou donnez-le.

Cela dépend de la version et du format que vous avez choisis et de la façon dont vous les utilisez.

Les portefeuilles Bitcoin ou crypto-monnaies sont-ils sécurisés ?

L’option la plus sûre reste le wallet physique (hardware type ledger) que vous gardez hors ligne, dans un endroit sécurisé. De cette façon, il n’y a aucun risque que votre compte puisse être piraté, vos clés volées et vos bitcoins ou crypto-monnaies dérobés. Mais, si vous perdez le portefeuille, vos bitcoins sont perdu avec, sauf si vous avez créé un clone et/ou conservé des sauvegardes fiables des clés.

L’option la moins sécurisée est le portefeuille en ligne, car les clés sont détenues par un tiers. Il s’avère également être le plus facile à configurer et à utiliser, vous présentant un choix bien trop familier: commodité ou sécurité ?

De nombreux investisseurs sérieux en bitcoins utilisent une approche hybride: ils détiennent une quantité de base de bitcoins à long terme hors ligne, tout en disposant d’un «solde» pour réaliser des achats/ventes de crypto-monnaies rapidement sur un compte mobile. Votre choix dépendra de votre stratégie Bitcoin et crypto-monnaie et de votre volonté de vous plonger dans la technique.

Quelle que soit l’option que vous choisissez, soyez prudent. Sauvegardez tout et dites seulement à vos proches où sont stockés vos sauvegardes.

La première étape reste de bien comprendre comment acheter du bitcoin ?

Qu’est ce qu’un « Fork » pour une cryptomonnaie ?

Un fork désigne littéralement une fourchette, bifurcation, ou encore un embranchement comme le traduit linguee. Appliqué au monde de la blockchain et des crypto-monnaies, le fork désigne un changement de code qui créer deux versions distinctes de la même blockchain. Le plus souvent les forks sont utilisées pour introduire des mises à niveau. L’ancienne version d’une blockchain est remplacée par la nouvelle dès que le fork est exécuté.

Un fork blockchain repose donc essentiellement sur une mise à jour logicielle convenue collectivement. Les chaînes de blocs dépendent de groupes d’ordinateurs décentralisés travaillant tous en collaboration. Chaque ordinateur individuel, communément appelé «nœud complet», exécute le logiciel nécessaire pour vérifier le grand livre public de la blockchain et assurer la sécurité du réseau. Plus il y a de nœuds complets qui exécutent simultanément le logiciel, plus le réseau est sécurisé.
Surtout, chaque nœud complet doit exécuter le même logiciel pour accéder au même registre partagé. En d’autres termes, si se concentre sur le BTC : chaque nœud complet exécutant le logiciel principal de Bitcoin (c’est-à-dire Bitcoin Core) a accès au registre de la blockchain Bitcoin et peut donc vérifier les transactions Bitcoin et accéder à l’historique des transactions Bitcoin. Mais un nœud complet exécutant uniquement le logiciel principal d’Ethereum (c’est-à-dire Go-Ethereum) ne peut pas accéder à la blockchain Bitcoin.

Pourquoi est-ce qu’il existe des forks dans les crypto-monnaies ?

Dans l’univers crypto-monnaitaire, les forks sont utilisées pour régler les désaccords sur les caractéristiques techniques, comme le débat sur la taille des blocs qui a conduit à Bitcoin Cash.

D’autres fois, il s’agit de gouverner la philosophie, comme dans Ethereum Classic.

Certains ont simplement profiter d’un nom de marque, comme Bitcoin Diamond. Ils font partie intégrante de ce qui fait une blockchain décentralisée.

Les forks arrivent assez régulièrement. Depuis sa création, le Bitcoin a à lui seul subit plus de 50 forks.

Quelles est la différence entre le hard fork et le soft fork ?

La version du logiciel est également importante. Si les développeurs Bitcoin Core (ou toute autre personne capable de convaincre suffisamment de nœuds complets de passer à leur logiciel) mettent à jour le code Bitcoin pour installer de nouvelles fonctionnalités ou modifier des paramètres importants, le logiciel mis à jour peut ne pas être compatible avec l’ancienne version du logiciel .

Les forks incompatibles avec les anciennes versions du logiciel sont appelées «hard fork». Les forks « durs » modifient généralement les règles de consensus (c’est-à-dire la taille des blocs, l’algorithme d’exploration de données, le protocole de consensus) d’une manière qui rend les versions précédentes du logiciel incompatibles. Par exemple, la prochaine mise à jour de Casper d’Ethereum changera les règles du protocole de consensus au moment où Ethereum commencera son passage de la preuve de travail (proof of work) à la preuve de participation (proof of stake). Lorsque Ethereum introduira finalement sa mise à jour Casper, la mise à jour sera un hard fork. Les nœuds complets qui choisissent de ne pas mettre à jour leur logiciel ne seront plus compatibles avec les nœuds Casper mis à jour. Heureusement, les fourches rigides Ethereum ne sont généralement pas litigieuses, et la majorité du réseau accepte de mettre à jour. Sinon, un nœud complet exécutant le logiciel Casper mis à jour n’aurait pas exactement le même registre qu’un nœud complet exécutant l’ancienne version. Étant donné que chaque nœud aurait des règles de consensus différentes, il exécuterait essentiellement une chaîne de blocs distincte.
Cependant, certain forks sont compatibles avec les anciennes versions du logiciel. Les «soft forks» sont des mises à jour logicielles qui fonctionnent toujours avec les anciennes versions. Par exemple, la mise à jour SegWit de Bitcoin était un soft fork. Lorsque SegWit a été activé, une nouvelle classe d’adresses (Bech32) a été créée. Mais ceux qui utilisent d’anciennes adresses P2SH n’ont pas été affectés par l’ajout. Un nœud complet exécutant la version 0.1 du logiciel Bitcoin Core pourrait envoyer une transaction non SegWit à un nœud exécutant le logiciel SegWit mis à jour et la transaction serait toujours exécutée. Tant qu’au moins 51% de la puissance de haschage bascule vers le soft fork mis à jour, les anciennes versions du logiciel continueront de fonctionner (si les anciennes versions proposent des blocs invalides, elles formeront temporairement des versions «ancienne chaîne uniquement» du registre rapidement dépassés).

Le cas des hard-forks sans consensus

Tous les forks ne sont pas acceptées à l’unanimité par la communauté. En fait, la plupart des forks les plus célèbres étaient considérées comme des hard forks controversées.

Un hard fork controversé se produit lorsqu’une partie importante des nœuds complets n’est pas d’accord sur la version du logiciel à exécuter. Par exemple, le hack Ethereum DAO (dans lequel 55 millions de dollars d’ETH ont été volés) a provoqué un vif débat au sein de la communauté. De nombreux nœuds complets voulaient inverser le piratage et restituer les fonds volés. Cependant, de nombreux autres ont fait valoir qu’inverser le hack minerait fondamentalement la légitimité de la blockchain. Les deux parties n’ont pas pu parvenir à un accord. La communauté qui était contre l’inversion du hack s’est finalement dissoute et a formé une nouvelle blockchain, Ethereum Classic.
Ainsi, les propriétaires de la crypto-monnaie d’origine recevront souvent des quantités proportionnelles de la nouvelle crypto-monnaie créée dans le hard fork controversé. Après le fork d’Ethereum Classic, les propriétaires d’ETH ont tous reçu un ETC proportionnel à la quantité d’ETH qu’ils possédaient.

En cas de fork, n’oubliez pas d’obtenir votre nouvelle crypto-monnaie !

Pour aggraver les choses, les détenteurs ne savent souvent pas qu’un fork a eu lieu et de nombreuses cryptos ne sont donc pas réclamées ! Aux USA, l’IRS considère les forks comme des événements imposables.

En France, le fork du BTC a déjà fait naitre un contentieux suite à un prêt de crypto-monnaies entre deux sociétés.

Investir dans une crypto avant le fork ?

Les fourches dures créent souvent une volatilité des prix. Il est important de connaître le contexte et les détails autour de chaque fourche afin de profiter de ces changements parfois drastiques et soudains.

Vous devez étudier méticuleusement : le contexte et le timing !

Regardez la réaction du marché lors des précédents forks, mais également des airdrop, des événements juridiques et réglementaires ainsi que tout ce qui pourrait affecter le prix de l’actif crypto-monnaitaire.

Qu’est ce que la crypto-monnaie ?

Une crypto-monnaie est une monnaie numérique ou virtuelle conçue pour fonctionner comme moyen d’échange. La crypto monnaie utilise la cryptographie pour sécuriser et vérifier les transactions ainsi que pour contrôler la création de nouvelles unités de crypto-monnaie. Le nombre de crypto-monnaies est déterminé dans une base de données que personne ne peut modifier à moins que des conditions spécifiques ne soient remplies. Ces conditions sont inscrite dans une blockchain.

Un peu d’histoire sur la naissance des crypto-monnaies

Il y a eu de nombreuses tentatives de création de monnaie numérique au cours du boom technologique des années 90, avec des systèmes comme Flooz, Beenz et DigiCash émergeant sur le marché mais ayant connu un échec. Parmis les raisons de leurs échecs on notera :

  • la fraude
  • les problèmes financiers
  • les frictions au sein de la société émettrice

En particulier, tous ces systèmes ont utilisé une approche de tiers de confiance, ce qui signifie que d’autres sociétés ont vérifiés et facilités les transactions. En raison des échecs de ces sociétés, la création d’un système de monnaie numérique a longtemps été considérée comme une cause perdue.

Puis, début 2009, un programmeur anonyme ou un groupe de programmeurs sous un pseudonyme Satoshi Nakamoto a présenté le Bitcoin. Satoshi l’a décrit comme un «système de paiement électronique peer-to-peer». Il est complètement décentralisé, ce qui signifie qu’il n’y a pas de serveurs impliqués ni d’autorité centrale de contrôle. Le concept ressemble étroitement aux réseaux peer-to-peer pour le partage de fichiers.

L’un des problèmes les plus importants que tout réseau de paiement doit résoudre est la double dépense. Il s’agit d’une technique frauduleuse consistant à dépenser deux fois le même montant. La solution traditionnelle était d’avoir recours à un tiers de confiance – un serveur central – qui tenait des registres des soldes et des transactions. Cependant, cette méthode impliquait toujours une autorité essentiellement pour contrôler vos fonds et conserver toutes vos informations personnelles de tenue de compte.

Dans un réseau décentralisé comme Bitcoin, chaque participant doit faire ce travail. Cela se fait via la Blockchain – un registre public de toutes les transactions qui se sont produites au sein du réseau, accessible à tous. Par conséquent, tous les membres du réseau peuvent voir le solde de chaque compte.

Chaque transaction créer un fichier composé des clés publiques de l’expéditeur et du destinataire (adresses de portefeuille) et du montant des coins (ou crypto) transférées. La transaction doit également être approuvée par l’expéditeur avec sa clé privée. Tout cela n’est qu’une cryptographie de base. Finalement, la transaction est diffusée sur le réseau, mais elle doit d’abord être confirmée.

Au sein d’un réseau de crypto-monnaie, seuls les mineurs peuvent confirmer des transactions en résolvant un puzzle cryptographique. Ils prennent des transactions, les marquent comme légitimes et les répartissent sur le réseau. Ensuite, chaque nœud du réseau l’ajoute à sa base de données. Une fois la transaction confirmée, elle devient infalsifiable et irréversible et un mineur reçoit une récompense en plus des frais de transaction.

Tout réseau de crypto-monnaie est basé sur le consensus absolu de tous les participants concernant la véracité des soldes de chaque compte et des transactions. Si les nœuds du réseau ne sont pas d’accord sur un le moindre équilibre d’un compte, alors le système se briserai… Cependant, il existe de nombreuses règles prédéfinies et programmées dans le réseau qui empêchent cela de se produire.

Les crypto-monnaies portent leurs noms du fait que le processus de maintien du consensus est assuré par une cryptographie forte. Ceci, avec les facteurs susmentionnés, rend les tiers et la confiance imbrisable.

Que faire avec de la crypto-monnaie ?

Acheter des objets

Dans le passé, essayer de trouver un marchand qui accepte la crypto-monnaie était extrêmement difficile, voire impossible. Ces jours-ci, cependant, la situation est complètement différente.

De nombreux commerçants – en ligne et hors ligne – acceptent le Bitcoin comme mode de paiement. Ils vont des détaillants en ligne comme Freecycle pour acheter un vélo et Bitrefill pour acheter des cartes cadeaux (Spotify, Netflix…) aux petits magasins, bars et restaurants locaux. Les bitcoins peuvent être utilisés pour payer des hôtels, des vols, des bijoux, des applications, des pièces d’ordinateur et même un diplôme universitaire…

D’autres monnaies numériques comme Litecoin, Ripple, Ethereum ne sont pas encore acceptées aussi largement. Les choses évoluent cependant pour le mieux, Apple ayant autorisé au moins 10 crypto-monnaies différentes comme moyen de paiement acceptés sur l’Apple Store!

Bien sûr, les utilisateurs de crypto-monnaies autres que Bitcoin peuvent toujours échanger leurs crpyto contre des BTC (bitcoin). De plus, il existe des sites de vente de cartes-cadeaux comme Gift Off, qui acceptent environ 20 crypto-monnaies différentes. Grâce aux cartes-cadeaux, vous pouvez acheter quasiment n’importe quoi avec une crypto-monnaie!

Enfin, il existe des marketplaces comme Bitify et OpenBazaar qui n’acceptent que les crypto-monnaies.

Investir dans les crypto-monnaies

Beaucoup de gens pensent que les crypto-monnaies sont l’opportunité d’investissement la plus prometteuse actuellement disponible. En effet, il existe de nombreuses histoires de personnes devenant millionnaires grâce à leurs investissements Bitcoin. Le Bitcoin est la crypto la plus reconnu à ce jour, et le record du BTC était autour des 20 000 $ en 2017. En mai 2020, le prix d’un Bitcoin est tombé sous les 10 000 $. On constate une forte volatilité sur le marché ! Cependant, la crypto-monnaie reste un actif risqué, il est important de consulter les recommandations de l’AMF avant de se lancer dans un achat de BTC ou de toute autre crypto !

Ethereum, est peut-être la deuxième crypto-monnaie la plus appréciée et a enregistré la plus forte hausse d’une monnaie numérique jamais démontrée. Depuis mai 2016, sa valeur a augmenté d’au moins 2 700%. En ce qui concerne toutes les crypto-monnaies combinées, leur capitalisation boursière a grimpé de plus de 10 000% depuis la mi-2013.

Cependant, il convient de noter que les crypto-monnaies sont des investissements à haut risque. Leur valeur marchande fluctue comme aucun autre actif. De plus, les crypto-monnaies souffrent d’un manque de réglementation, il y a toujours un risque qu’elles soient interdits dans certaines juridictions et tout échange de crypto-monnaie peut potentiellement être piraté.

Si vous décidez d’investir dans des crypto-monnaies, le Bitcoin est évidemment toujours le dominant. Cependant, en 2017, sa part dans le marché de la crypto-monnaie est tombée de façon spectaculaire de 90% à seulement 40%. Il existe de nombreuses options actuellement disponibles, certaines coins étant axées sur la confidentialité, d’autres étant moins ouvertes et décentralisées que Bitcoin et certaines le copiant carrément.

Bien qu’il soit très facile d’acheter des Bitcoins – il existe de nombreux exchanges qui acceptent le BTC – d’autres crypto-monnaies ne sont pas aussi faciles à acquérir et revendre car elles ne sont pas acceptées partout. Bien que cette situation s’améliore lentement avec des échanges majeurs comme Kraken, BitFinex, BitStamp et bien d’autres commençant à vendre Litecoin, Ethereum, Monero, Ripple et ainsi de suite. Il y a aussi d’autres façons d’obtenir une crypto-monnaie, par exemple, vous pouvez échanger en face à face avec un vendeur ou utiliser un guichet automatique Bitcoin.

Une fois que vous avez acheté votre crypto-monnaie, vous avez besoin d’un moyen pour la stocker. Tous les principaux exchange offrent des services de portefeuille. Mais, même si cela peut sembler pratique, il est préférable de stocker vos actifs dans un portefeuille hors ligne sur votre disque dur, ou même d’investir dans un portefeuille matériel type Ledger. C’est le moyen le plus sûr de stocker vos cryptos et il vous donne un contrôle total sur vos actifs.

Comme pour tout autre investissement, vous devez porter une attention particulière à la valeur marchande des crypto-monnaies et à toutes les nouvelles qui s’y rapportent. Coinmarketcap est une solution unique pour suivre le prix, le volume, l’offre de crypto-monnaie en circulation et la capitalisation boursière de la plupart des crypto-monnaies existantes.

Selon la juridiction dans laquelle vous vivez, une fois que vous avez réalisé un profit ou une perte en investissant dans des crypto-monnaies, vous devrez peut-être l’inclure dans votre déclaration fiscale. En termes de fiscalité, les crypto-monnaies sont traitées très différemment d’un pays à l’autre. Aux États-Unis, l’Internal Revenue Service a décidé que les Bitcoins et autres monnaies numériques devaient être taxés comme des biens, et non comme des devises. Pour les investisseurs, cela signifie que les gains et les pertes à long terme accumulés provenant de la négociation de crypto-monnaie sont imposés au taux de gains en capital applicable à chaque investisseur, qui s’élève à un maximum de 15%.

Miner des cryptos !

Les mineurs sont la partie la plus importante de tout réseau de crypto-monnaie, et tout comme le trading, devenir mineur requiert un investissement. Les mineurs fournissent un service de comptabilité pour leurs communautés respectives. Ils contribuent avec leur puissance de calcul à la résolution d’énigmes cryptographiques complexes, ce qui est nécessaire pour confirmer une transaction et l’enregistrer dans un grand livre public distribué appelé Blockchain.

L’un des points intéressant à propos du minage de crypto est que la difficulté augmente constamment, en corrélation avec le nombre de personnes qui tentent de le résoudre. Ainsi, plus une crypto-monnaie devient populaire, plus les gens essaient de l’exploiter, et donc plus le processus de minage devient difficile.

Beaucoup de gens ont fait fortune en minant des Bitcoins. À l’époque, vous pouviez réaliser des bénéfices substantiels en ayant recours uniquement à votre ordinateur et même avec un ordinateur portable suffisamment puissant. De nos jours, miner du Bitcoin ne peut devenir rentable que si vous êtes prêt à investir dans un matériel de mining de qualité supérieure. Bien sûr, cela entraîne d’énormes factures d’électricité en plus du prix de tous les équipements nécessaires.

Actuellement, les Litecoins, Dogecoins et Feathercoins seraient les meilleures crypto-monnaies en termes de rentabilité pour les débutants. Par exemple, à la valeur actuelle des Litecoins, vous pourriez gagner entre 50 cents et 10 dollars par jour en utilisant uniquement du matériel de qualité grand public.

Mais comment les mineurs font-ils des bénéfices? Plus ils parviennent à accumuler de puissance de calcul, plus ils ont de chances de résoudre les énigmes cryptographiques. Une fois qu’un mineur parvient à résoudre le casse-tête, il reçoit une récompense ainsi que des frais de transaction.

À mesure qu’une crypto-monnaie suscite plus d’intérêt, l’exploitation minière devient plus difficile et le nombre de pièces reçues en récompense diminue. Par exemple, lorsque Bitcoin a été créé pour la première fois, la récompense pour une extraction réussie était de 50 BTC! Maintenant, la récompense s’élève à 12,5 Bitcoins. Cela est dû au fait que le réseau Bitcoin est conçu de sorte qu’il ne peut y avoir qu’un total de 21 millions de pièces en circulation.

En novembre 2017, près de 17 millions de Bitcoins avaient été extraits et distribués. Cependant, comme les récompenses vont devenir de plus en plus petites, chaque Bitcoin extrait deviendra exponentiellement de plus en plus précieux.

Tous ces facteurs font de l’exploitation minière des cryptomonnaies une course aux armements extrêmement compétitive qui récompense les premiers utilisateurs. Cependant, selon l’endroit où vous vivez, les bénéfices tirés du minage de crypto-monnaie peuvent être soumis à la fiscalité et aux réglementations relatives au transfert d’argent.

Cryptomonnaies les plus courantes

Bitcoin – La toute première crypto-monnaie qui a tout déclenché.


Ethereum – Une monnaie programmable complète qui permet aux développeurs de créer différentes applications et technologies distribuées qui ne fonctionneraient pas avec sous le protocole Bitcoin.


Ripple – Contrairement à la plupart des crypto-monnaies, il n’utilise pas de blockchain pour atteindre un consensus à l’échelle du réseau pour les transactions. Au lieu de cela, un processus de consensus itératif est mis en œuvre, ce qui le rend plus rapide que Bitcoin mais le rend également vulnérable aux attaques de pirates.


Bitcoin Cash – Inspiré du Bitcoin et prise en charge par la plus grande société de minage de Bitcoin et un fabricant de puces d’extraction Bitcoin ASIC. Il n’existe depuis quelques mois et a déjà grimpé dans les cinq premières crypto-monnaies en termes de capitalisation boursière.


NEM – Contrairement à la plupart des autres crypto-monnaies qui utilisent un algorithme de preuve de travail, il utilise la preuve d’importance, qui oblige les utilisateurs à déjà posséder certaines quantités de pièces afin de pouvoir en obtenir de nouvelles. Il encourage les utilisateurs à dépenser leurs fonds et suit les transactions pour déterminer l’importance d’un utilisateur particulier pour le réseau NEM global.


Litecoin – Une crypto-monnaie qui a été créée avec l’intention d’être l'argent numérique pour reprendre l’analogie avec ce que l’or numérique est au Bitcoin. C’est également une divergence du Bitcoin, mais contrairement à son prédécesseur, il peut générer des blocs quatre fois plus rapidement et avoir quatre fois le nombre maximum de coin à 84 mln.


IOTA – La technologie révolutionnaire de comptabilité de cette crypto-monnaie est appelée «enchevêtrement» et nécessite que l’expéditeur d’une transaction effectue une preuve de travail qui approuve deux transactions. Ainsi, IOTA a retiré les mineurs dédiés du processus.


NEO – Il s’agit d’un réseau de contrats intelligents qui permet de développer tous types de contrats financiers et d’applications distribuées tierces. Il a plusieurs objectifs en commun avec Ethereum, mais il est développé en Chine, ce qui peut potentiellement lui donner certains avantages en raison de l’amélioration des relations avec les régulateurs chinois et les entreprises locales.


Dash – C’est un réseau à deux niveaux. Le premier niveau est constitué de mineurs qui sécurisent le réseau et enregistrent les transactions, tandis que le second se compose de «masternodes» qui relaient les transactions et activent les types de transaction InstantSend et PrivateSend. Le premier est nettement plus rapide que Bitcoin, tandis que le second est complètement anonyme.


Qtum – Il s’agit d’une fusion des technologies Bitcoin et Ethereum ciblant les applications commerciales. Le réseau bénéficie de la fiabilité de Bitcoin, tout en permettant l’utilisation de contrats intelligents et d’applications distribuées, à peu près comme cela fonctionne au sein du réseau Ethereum.


Monero – Une crypto-monnaie avec des capacités de transactions privées et l’une des communautés les plus actives, en raison de ses idéaux ouverts et axés sur la confidentialité.


Ethereum Classic – Une version originale d’Ethereum. La scission s’est produite après le piratage d’une organisation autonome décentralisée construite au-dessus de l’Ethereum d’origine.

Croissance des crypto-monnaies: une explosion en plein vol ?

Les plateformes d’échange de crypto-monnaies désorganisées

L’année dernière, nous avons assisté à une croissance sans précédent du marché des cryptomonnaies. Le bitcoin a atteint 20 000 $ pour la première fois, ICO est devenu un mot à la mode qui a commencé à circuler non seulement parmi la foule avertie financièrement, mais aussi parmi les profanes. À bien des égards, les échanges de cryptomonnaie ont catalysé cette explosion d’intérêt pour le marché des crypto-monnaies.

Au cours des quatre ou cinq dernières années, de nombreuses bourses centralisées sont sorties de rien et sont devenues disponibles pour les futurs investisseurs. Leur interface conviviale et leur seuil d’entrée bas ont rapidement capté l’audience. La façon dont les échanges ont rendu le commerce de crypto-monnaie accessible à beaucoup de gens était certainement un fait rarement constaté précédemment dans l’industrie financière. Cependant, les échanges centralisés ne correspondent pas à la philosophie de la communauté des cryptomonnaies et ne sont pas conformes à ses valeurs. C’est en effet la décentralisation grâce à la blockchain qui fonde un des grands apports des crypto-monnaies.

Contrairement à sa dynamique monopolistique, les échanges centralisés ne garantissent ni la sécurité ni l’intégrité. La communauté des cryptomonnaies se souvient encore du cas du monopole d’échange de bitcoins, Mt.Gox, qui a été mis hors ligne en 2014 après avoir perdu près de 350 millions de dollars en bitcoins dérobés par des hackers. Il a été considéré comme le plus grand piratage de crypto-monnaie de l’histoire. En 2018, CoinCheck, une plateforme d’échange de crypto-monnaies japonaise, a éclipsé le record de Mt.Gox après avoir perdu près de 530 millions de dollars de token NEM après un piratage. Ces précédents placent les traders de crypto dans une position vulnérable.

Les plateformes d’échanges sont construites sur la base de la confiance car elles détiennent les clés privées des comptes de leurs clients. De nombreux clients conservent actuellement leurs crypto-monnaies sur ces plateformes. Les plateformes centralisées sont sujettes au piratage informatique et une simple attaque peut entraîner des pertes graves et le vol d’identité des clients. Des problèmes mineurs peuvent également rendre nerveux un investisseur novice sur les cryptomonnaies. De nombreux échanges sont interrompus pendant quelques heures ou quelques jours pour des travaux de maintenance. Certains peuvent arrêter les transactions sans avertissement. En janvier, un échange centralisé célèbre appelé Kraken a suspendu ses travaux pendant trois heures, mais qui ont au final duré 40 heures. Et tous les traders, même les nouveaux venus, savent que le marché des cryptomonnaies est très volatile : le moindre délai de transaction peut entraîner une perte de profit. Les traders de cryptomonnaies ne peuvent donc s’empêcher de suivre quelques règles afin de minimiser les risques. Il vaut mieux ne pas garder toutes les économies sur une seule plateforme d’échange, la diversification est donc la clé. Une autre solution possible est une plateforme décentralisée qui ne stocke pas les fonds et les clés privées, mais permet uniquement les transactions via des contrats intelligents aussi appelé « smart contract« . Pour sécuriser vos détentions de crypto-monnaies, il existe différentes solutions.

Lors de l’étude terrain réalisée auprès de 28 investisseurs, nous avons pu constater que 70% des sondés n’ont pas entièrement confiance dans les plateformes actuelles d’échange de cryptomonnaies. On y voit l une traduction des problèmes récurrents liées celles-ci.

La volatilité des crypto-monnaies est un frein à leur développement

Une volatilité trop importante pour être utilisée en monnaie d’échange

L’année dernière a été la moins volatile de l’histoire boursière des dernières décennies. Les traders qui ont historiquement profité des fluctuations de prix ont eu recours à des algorithmes de trading à haute fréquence gérés par des ordinateurs agissant à la milliseconde. À Wall Street, les humains sont remplacés par des machines, et pourtant, quatre mois de volatilité sur le marché boursier peuvent être couverts en un mois de mouvements de prix sur les marchés de la cryptomonnaie. Cette volatilité est inquiétante pour 18,2% des sondés de notre étude tant elle influe sur le montant de leur portefeuille investi. Pour constater la forte volatilité de ces actifs, il suffit de regarder la page d’actualité bitcoin et cryptomonnaies du site le Boursier. Cette page est en effet jonché de dépêche caractérisant la forte volatilité de ces actifs ! ‘Effondrement’, ‘fondre’, ‘rebond’… Le champs lexical de la volatilité est bien garni ! Mais cette forte volatilité s’explique par plusieurs raisons.

1) Aucune valeur intrinsèque

Malgré les évaluations de la taille d’une entreprise, les crypto-monnaies ne vendent pas un produit, ne génèrent pas de revenus ou n’emploient pas des milliers de personnes. En général, ils ne rapportent pas de dividendes et seule une infime partie de la valeur totale de la monnaie contribue à son évolution. De ce fait, il est difficile à évaluer. Comment savons-nous s’il est acheté ou survendu? Quand est-ce un bon rapport qualité / prix? En l’absence d’éléments fondamentaux sur lesquels fonder cette information, nous ne pouvons compter que sur le sentiment du marché, souvent dicté par les médias qui gagnent de l’argent.

2) Absence de surveillance réglementaire

La cryptomonnaie est un phénomène mondial et, alors que les gouvernements s’en prennent l’industrie, la réglementation en est encore ses débuts. Une réglementation aussi limitée permet une manipulation du marché qui, à son tour, introduit de la volatilité et décourage les investissements institutionnels, puisqu’un grand fonds ne peut garantir que son capital est réellement sécurisé ou du moins protégé contre de tels acteurs. L’état semble impuissant face au développement des crypto-actifs.

3) Manque de capital institutionnel

Bien qu’il soit indéniable que certaines sociétés de capital-risque impressionnantes, des fonds spéculatifs et des particuliers bien nantis soient investisseurs dans les cryptomonnaies, la majeure partie du capital institutionnel reste en marge. La plupart des responsables bancaires admettent qu’il existe intérêt, mais qu’ils doivent encore engager des capitaux ou participer de manière significative. Le capital institutionnel se présente sous diverses formes, comme un grand pupitre de négociation susceptible d’être efficace et d’atténuer la volatilité des marchés, ou un fonds commun de placement achetant pour le compte de ses investisseurs à long terme.

4) Carnets de commande minces

Les investisseurs en crypto apprennent à ne jamais garder les cryptomonnaies sur un échange, qui peuvent être piratés, mais plutôt sur des clés sécurisées. En conséquence, la majeure partie de l’offre échangeable ne se trouve pas dans un carnet d’ordres, mais dans des portefeuilles hors bourse. En revanche, la quasi-totalité des actions négociables d’une société cotée en bourse est négociée sur une seule bourse. Un ordre de marché important peut passer devant un carnet de commandes d’échanges, provoquant quelque chose appelé « dérapage ». En raison de la capacité des grands traders à faire évoluer le marché dans les deux sens et à utiliser des tactiques pour les encourager, la volatilité augmente.

5) Long terme versus court terme

Les crypto-monnaies, pour la plupart, ne peuvent pas être achetées dans des comptes de retraite et sont généralement inaccessibles aux courtiers de détail et aux conseillers financiers, de sorte que tout un écosystème d’investisseurs est exclu. Cela laisse donc des adopteurs précoces qui sont à l’aise avec le problème technologique de la gestion des portefeuilles et des plates-formes de trading en ligne, les mêmes qui actualisent la fameuse application de suivi des cryptomonnaies Blockfolio toutes les 10 minutes.

6) Le phénomène dit de « troupeau »

La cryptomonnaie est en grande partie un phénomène de millenials, méfiant des gouvernements, adopteurs précoces de la technologie et qui ont été principalement exclus des gains d’investissement réalisés au cours de la dernière décennie de hausse des prix de l’immobilier et des marchés boursiers. Mais la plupart des membres de la génération Y n’ont pas l’expérience long terme de leurs homologues générationnels plus matures. Ils ont également tendance avoir un revenu disponible moindre en raison de l’état du marché de l’emploi et de la réduction du temps passé sur le marché du travail. Cette combinaison de facteurs donne lieu à des comportements de marché intéréssants. Un appétit pour le risque dans l’espoir d’obtenir une plus-value en espèces et d’utiliser une part plus importante du capital dont ils disposent pour investir dans des instruments risqués, y compris l’achat de tels investissements à crédit. Lorsque le marché est à la baisse, c’est de l’argent qu’ils ne peuvent littéralement pas se permettre de perdre. Comme il s’agit d’un comportement réactionnaire, ils vont généralement perdre de l’argent avant de sortir du marché. Lorsque le marché se développera, ils achèteront avec l’argent qu’ils n’ont pas. En tant que groupe, cela semble être coordonné en masse, mais ce ne sont d’une somme de motivations personnelles.

L’écosystème crypto-monétaire est désordonné. Ce désordre est propre tant à la nature “révolutionnaire” du bouleversement dont il est la source, qu’à la nouveauté de l’écosystème qui connaît un réel besoin de consolidation de ses acteurs. Si la maturité permettra d’ordonner le monde crypto-monétaire, encore faut-il que les acteurs aient l’opportunité d’en atteindre ce stade. Pour ce faire, un cadre réglementaire doit naître.

La décentralisation appliqué à la Blockchain et aux crypto-monnaies

Qu’est-ce que la décentralisation ? Qu’est-ce qu’une crypto-monnaie ?

Les crypto-monnaies ont émergé grâce à leurs technologies sous-jacente: la blockchain. D’après l’avis de la Commission d’enrichissement de la langue française,la cybermonnaie est une « monnaie dont la création et la gestion reposent sur l’utilisation des techniques de l’informatique et des télécommunications». Vocabulaire de l’informatique (liste de termes, expressions et définitions adoptés), JO, 23 mai 2017, texte n° 20.

La société de conseil ‘Blockchain France’ définit la Blockchain comme une “technologie de stockage et de transmission d’informations à coût minime, sécurisée, transparente, et fonctionnant sans organe central de contrôle. Par extension, une blockchain (littéralement une « chaîne de blocs ») désigne une base de données sécurisée et décentralisée, répliquée sur un très grand nombre de noeuds, et contenant un ensemble de transactions dont chacun peut vérifier la validité. Une blockchain peut donc être assimilée à un grand livre comptable transparent, pseudonyme et infalsifiable.” C’est précisément cette absence d’organe central de contrôle qui se caractérise notamment par une décentralisation de la base de donnée qui vient rompre avec les technologies précédentes.

Concrètement, la blockchain dispose de nombreuses applications dont le fonctionnement est illustré par le schéma ci-dessous. Nous nous concentrerons ici sur la crypto-monnaie.

On constate par cet exemple que la crypto-monnaie demeure au centre de l’opération d’un point de vue économique. Le “mineur” indispensable pour valider une opération sur la blockchain sera rémunéré par un “token” (aussi appelé crypto-monnaie”). Pour valider l’opération, le(s) mineur(s) souvent regroupés en “pool” offre la puissance de ses machines qui vont par leurs calculs exécuter l’algorithme du protocole blockchain. Économiquement on constate donc que le processus est décentralisé: n’importe quel acteur peut offrir la puissance de calcul de sa machine pour obtenir une rémunération en contrepartie: le token. Dans la pratique on peut établir un parallèle avec la Banque, tiers de confiance centralisé, qui recueille et certifie toutes les opérations. Avec la Blockchain, le tiers de confiance n’est plus une entité centralisée puisque chaque opérateur mineur détient cet capacité.

Centralisation vs décentralisation

Schématiquement la décentralisation peut être représentée par la figure ci-dessus. Aucune entité unique ne contrôle l’ensemble du processus dans la figure (b). En revanche dans la figure (a), on constate qu’une entité est au coeur de l’ensemble du processus, qui peut donc être qualifié de centralisée contrairement à la figure (b).

Vitalik Buterin, fondateur de l’Ethereum, considère la décentralisation sous 3 axes d’un point de vue technique:

  • Architecture du système: l’ensemble du réseau sur lequel repose le système. A partir de combien de membre du réseau défaillant le système sera totalement hors de fonction ? Répondre cette question permet d’envisager le degré de décentralisation.
  • Gouvernance: Combien de personnes gouvernent le système ?
  • Logique: la logique du système permet-elle de fonctionner totalement en cas de séparation du système en 2 ?

La blockchain est politiquement décentralisée puisque aucune entité unique n’en n’a le contrôle. Cette technologie est aussi architecturalement décentralisée, car il n’existe aucun point (central) dans le réseau qui, en cas de défaillance, entraînerait l’échec du système.
En revanche la blockchain a une logique centralisée: le système se comporte comme une entité unique.

Le réseau Ethereum comme le réseau Bitcoin fonctionne sur la technologie Blockchain. Ethereum est l’une des plateformes décentralisées la plus prometteuse avec le Bitcoin. Le fondateur d’Ethereum décrit sa plateforme comme ayant pour but de rendre possible la création d’applications décentralisées de tout type via la création de “smart contract”. Tandis que le Bitcoin comporte une blockchain plus tournée vers une application monétaire. En quoi la décentralisation remet-elle en cause les fondements de notre système financier et qu’est-ce que ces monnaies virtuelles seraient-elles en mesure d’apporter ?

La décentralisation est-elle efficace ?

Pour analyser la décentralisation sous le prisme des crypto-monnaies, nous nous intéresserons au COSS : Crypto One-Stop Solution.

L’utilisateur n’a pas remettre sa confiance une autorité centrale (Banque) si ce n’est pour valider la procédure de KYC afin de mieux sécuriser le compte et d’éviter le blanchiment d’argent. Mise part cette opération de contrôle a priori, l’ensemble du processus se fait via la Blockchain. Chaque opération n’est donc pas soumise la dépendance du bon fonctionnement d’un système bancaire centralisé.

Les coûts et la sécurité sont optimisés puisque la validation de la transaction par blockchain est bien plus optimal que via un système centralisé.

La rapidité des transactions ne fait que croître puisque il existe “une course de la puissance” entre les mineurs, pour qui miner plus permet de gagner plus. Les frais d’exploitations et d’upgrade de la puissance des systèmes ne sont donc pas supportés par la plateforme COSS mais par les mineurs eux-même. L’investissement est donc limité.

L’amélioration du protocole est possible au fur et mesure du temps sans toutefois nuire aux opérations antérieures, qui restent inscrite dans la blockchain.

Ainsi cette technologie de décentralisation vient challenger les Banques sur plusieurs terrains. Le coeur du problème pour les banques commerciales réside dans la modernisation de leurs infrastructures technologiques, que nécessitent les opérations de banques en tout genre. La majorité du parc informatique des banques commerciales d’aujourd’hui fonctionnent sur des programmes informatiques des années 80-90. Les coûts de structures pour mettre à jour leur systèmes sont énormes et se répercutent sur l’utilisateur final de trois manières :

  • le prix du service rendu
  • la qualité du service (rapidité d’exécution, fiabilité)
  •  l’étendu des services (opération digitalisé, spectre des opérations…)

Les banques commerciales ont donc de grandes difficultés à offrir à leurs clients une expérience en phase avec l’avancée technologique actuelle. Il existe donc un fort retard entre les technologies du jour et celle utilisé par les banques. On peut illustrer ce retard par le système de virement international SWIFT qui nécessite environ 4 jours pour voir l’opération accomplie sans compter les dimanches et jours fériés… Or une transaction réalisé sur le protocole bitcoin prendra environ 10 minutes pour être confirmée avec un niveau de sécurité similaire à la carte de paiement ! Les délais de transaction entre portefeuille crypto-monétaires varient selon la technologie utilisée et tendent à se réduire avec l’apparition de nouveaux protocoles (Stellar Lumenx – XLM). Le projet COSS , se base comme l’immense majorité des projets crypto-monétaires naît récemment (Bitcoin inclu) sur l’utilisation de l’infrastructure des mineurs. Ainsi, nul besoin d’investir dans une infrastructure informatique physique. Une fois le protocole créé celui-ci s’exécutera grâce la mise à disposition par les mineurs de la puissance de leurs infrastructures, qui valident les opérations en contrepartie d’une rémunération en ‘token’ . C’est ainsi que des ‘mining farms’ ont vu le jour. La loi du marché est ainsi entrée en jeu et chaque mineur investit pour avoir la meilleure puissance possible afin de confirmer le plus d’opérations possible pour obtenir une rémunération plus importante. Le coût de l’investissement ne repose donc pas sur une entité unique mais sur l’ensemble des mineurs. La course la technologie la plus efficace est donc continue et stimulé par la concurrence des mineurs entre eux. La qualité du service et son prix se trouve donc impacté également. La décentralisation permet donc de maintenir un haut niveau d’exigence sur la modernité des infrastructures utilisés pour effectuer les opérations. Les mineurs sont obligé de fait, par une concurrence naturelle, de disposer d’infrastructure en phase avec la technologie la plus avancée. Enfin le poids de l’investissement que nécessite cette modernité continue des infrastructures ne repose pas sur un acteur unique mais sur l’ensemble d’individualité que constitue les mineurs. On peut donc affirmer que la décentralisation est en mesure de nettement améliorer la qualité du service final rendu par les banques commerciales et donc concurrencer ces dernières.

La crypto-monnaie, une défiance de l’Etat

Comment les crypto-monnaies bouleversent-elle l’ordre établi ?

Selon notre sondage, 55% des investisseurs connaissent mal la législation relative aux crypto-monnaies et 30% n’ont aucune idée du traitement juridique de ces crypto-actifs (bitcoin, ripple, ethereum, litecoin etc…). Ce manque de connaissance reflète tout fait l’obscurité juridique qui règne quand au traitement de ces cas totalement nouveaux pour l’ensemble des systèmes juridique du monde entier.

La défiance de l’Etat souverain: la fin du monopole et privilège Étatique de “battre monnaie”?

1) Définition de la monnaie

Le terme “monnaie” provient du latin “monere” qui signifie “avertir”. En effet, on peut identifier son émetteur par la matière des espèces, leurs poids, l’effigie et les gravures qui leurs sont inscrites. Aristote définit la monnaie par ses fonctions que sont: l’unité de compte, la réserve de valeur et le moyen d’intermédiation des échanges. Aucune définition de la monnaie n’est prévu par la loi française (Répertoire de droit international /Monnaie – juin 2017). En effet, le Code monétaire et financier commence par évoquer la monnaie de la manière suivante, sans prendre le soin d’en définir la nature: « La monnaie de la France est l’euro. Un euro est divisé en cent centimes ». Ainsi, apparaît un flou important quant à la définition de la nature juridique de la monnaie. Cette ambiguïté est bien illustrée par les propos suivants: la monnaie serait un “bien, d’une nature complexe et très particulière, qui tire sa valeur, non pas de ses caractéristiques physiques ou de ses qualités intrinsèques, mais de l’autorité de l’État et de la confiance qu’elle inspire”.

Pour éclaircir ce concept, il est opportun d’étudier les deux approches doctrinales qui coexistent: l’approche fonctionnelle et l’approche Étatiste.

2) Approche fonctionnelle de la monnaie

D’un point de vue juridique, et selon le doyen Carbonnier une chose peut être considérée comme une monnaie, dès lors “qu’elle est reçue dans les paiements non pas pour ce qu’elle représente matériellement, mais en tant qu’équivalent, fraction ou multiple

d’une unité idéale”. Traditionnellement, la monnaie est conçue comme étant dotée de la double fonction suivante:

  • unité de mesure: rôle de détermination des prix
  • unité de paiement: instrument permettant d’éteindre les obligations de sommes d’argent

En effet, selon l’article 1343-3 du code civil “Le paiement, en France, d’une obligation de somme d’argent s’effectue en euros.” Or le paiement est au sens juridique, un mode d’extinction des obligations, et ce quel qu’en soit l’objet. La monnaie est donc un moyen de paiement en ce qu’elle offre son détenteur la possibilité de se libérer de son obligation contre le versement d’une certaine somme en contrepartie. C’est sur ce pouvoir libératoire que repose la plus grande parties des échanges mercantiles de notre temps. Pour effectuer un paiement, encore faut-il évaluer la contrepartie dûe. La monnaie est donc de fait un étalon de mesure des obligations.

Dès lors la crypto-monnaie peut elle être considérée comme une monnaie ?

Il est généralement admis que les cyber-monnaies doivent être écartées de la qualification de monnaie. Le motif principal de cette décision réside dans l’absence de reconnaissance par l’Etat de ce bien incorporel comme ayant cours légal15. En France, les dispositions légales concernant le cours légal ne sont pas restrictives. En effet, la loi n’enjoint pas le débiteur de payer dans une certaine devise, mais impose uniquement tout créancier l’obligation d’accepter l’euro comme paiement et de libeller le prix dans cette devise. Ainsi, le créancier dispose du loisir d’accepter l’extinction de l’obligation, par ailleurs elle même libellée en Euro, dont il détient la créance contre un moyen de paiement différent de l’euro. La CJUE16 a d’ailleurs confirmé qu’une crypto-devise peut être utilisée comme monnaie dans le cadre d’une convention entre les deux parties.

Il est indéniable que les crypto-monnaies satisfont à ces deux fonctions que sont le paiement et l’évaluation. Il faut cependant noter un défaut non négligeable des crypto- devises actuelles: leur forte fluctuation. Ainsi la crypto-monnaie est un instrument d’évaluation valable l’instantané mais très incertain dans le temps. Ce défaut est méprisé par les utilisateurs en temps de crise pendant lesquels la devise virtuelle est perçue comme une valeur refuge. C’est notamment le cas au Venezuela qui, connaissant une période très inflationniste a subit une ruée vers les crypto-monnaies.
La fonction monétaire peut donc être assurée par les crypto-devises.

3) Théorie étatiste de la monnaie

 » A nous et à notre majesté royale appartient seulement pour le tout, en notre royaume, le métier, le fait, la provision, et toute l’ordonnance de monnaie, et de faire monnoyer telles monnaie, et donner tel cours, pour tel prix, comme il nous plaît et comme bon nous semble ». Par cette formule issue de l’ordonnance du 16 janvier 1346, Philippe de Valois restreignit la prérogative de battre monnaie au profit d’une personne unique: le roi. Cette exclusivité est révélatrice de l’autorité de l’Etat et permet ce dernier d’asseoir l’unité de ses territoires. La majorité de la doctrine affirme même que l’Etat est « propriétaire » de la monnaie fiduciaire et possède ainsi un véritable droit réel.18 Cette affirmation est étayée par l’article 34 de la Constitution de 1958 qui confère au Parlement un monopole quant au choix du “régime d’émission de la monnaie”.

Le doyen Carbonnier ira même plus loin en caractérisant la monnaie comme “une institution de droit public, un mécanisme régalien, étatique, un attribut de la souveraineté”. Cet état de fait a été également consacré par La Cour permanente de justice internationale (CPJI) dans un arrêt tranchant un litige sur le cas des Emprunts serbes et brésiliens : « C’est un principe généralement admis que tout Etat a le droit de déterminer lui-même ses monnaies ». La monnaie s’est donc inscrite en tant qu’objet régalien, déterminant ainsi son appartenance au droit public et s’opposant de fait au cadre privatiste. L’avènement de la monnaie unique européenne (€), fruit de décisions publiques nationales et communautaires, corroboré à la mise en vigueur du Code monétaire et financier suffit s’en convaincre.

Cette conception classique admise par la doctrine majoritaire est remise en cause par l’apparition de monnaies dites “électroniques”(ou virtuelle) aussi appelées “crypto- monnaies”, venant concurrencer cette prérogative exorbitante qu’elle celle de la puissance publique.

4) Privatisation de la monnaie

La monnaie est juridiquement un instrument libératoire de créance, par le paiement. Comme vu précédemment selon l’article 34 de la Constitution, le monopole de la création monétaire repose sur une simple loi et peut donc être remis en question à tout moment par le Parlement sans aucune modification constitutionnelle. Si une telle réforme n’a pas encore eu lieu, il est aisément constatable que dans la pratique des précurseurs usent de ces crypto-monnaies pour réaliser des transactions.

La technologie Blockchain remet donc en question l’ordre établi grâce son atout innovant: la décentralisation. En effet, cette technologie de décentralisation vient renverser le privilège de l’Autorité centrale et emporte également de facto, certaines des prérogatives qui lui sont attachées. La rupture avec le monde centralisé est évidente et très bien illustrée avec la fin, dans la pratique du moins, du monopole et privilège étatique qu’est celui de battre monnaie. Pour la première fois, le privilège de la puissance publique se trouve affaibli par une innovation technologique. Avec l’absence de centralisation, ces crypto-monnaies ne peuvent pas être rattachées un État. L’absence de nationalité de l’émetteur instaure un (dés)ordre supra-étatique virtuel.

Cette privatisation de la monnaie par les usages n’est pas sans soulever des interrogations quant à leurs conséquences fiscales voir à leur finalité frauduleuse.

La défiance de l’Administration fiscale face au crypto-monnaie (btc, xrp, eth, ltc,…)

Nouvel objet économique, la crypto-monnaie n’est pas dépourvue de traitement fiscal pour autant. Il convient de procéder à une analyse duale fondée sur les 2 systèmes d’impositions majeurs: l’Impôt sur le revenu (IR) et la Taxe sur la Valeur Ajouté (TVA). Néanmoins, ce traitement fiscal est facilement contournable par la devise virtuelle ce qui affaiblit le principe de territorialité de l’Impôt.

1) Impôt sur le revenu et gain sur les crypto-monnaies

L’apparition des crypto-monnaies est un phénomène mondial, il paraît donc opportun de réaliser une analyse sous un prisme comparatiste, afin tant de rechercher l’éventuelle singularité du droit français, que de mettre en exergue les réactions des différents Etats et éventuellement de fournir un échantillonnage de “best practice”.

Il existe 2 approches aux conséquences fiscales différentes. Certain états considèrent les crypto-monnaies comme un actif. Dès lors, toute transaction en la matière sera considérée comme une transaction sur un actif, appliquant de facto le régime juridique y afférant. D’autres états considèrent ces opérations comme une activité. Peu importe que l’opération porte sur un actif, l’administration fiscale se fonde sur l’activité.
Les conséquences fiscales sont assez différentes.

La majorité des Etats prend le parti de considérer que les crypto-monnaies sont des actifs (pas nécessairement monétaires). Ce sont des actifs incorporels. Ce qui conduit à appliquer le régime des plus values. Ainsi, toute personne qui détient une cybermonnaie soit par le biais du minage, soit par acquisition à un tiers doit, en cas de cession, être considéré comme ayant réalisé une plus value sur un bien incorporel.
Ce régime est plutôt favorable car certain états exonèrent les plus values sur les biens incorporels. D’autres les soumettent un régime des revenus de capitaux qui, demeure souvent plus avantageux que le régime des gains d’activités. En effet, il faut dissocier l’imposition barème progressif (cas des gains d’activité) de l’imposition proportionnelle (cas du régime des actifs) plus faible généralement.

La majorité des états ont qualifié les crypto-monnaies d’actif sans pour autant éprouver le besoin de les qualifier plus en détail22 (cas de l’Espagne – l’Autriche et l’Allemagne). Les USA considère eux, qu’il s’agit d’une “property”, sans approfondir. D’autres se refusent de les considérer comme un actif. Comment faut-il donc traiter ces gains ?

Dans certains Etats, le silence de la loi profite au contribuable comme au Portugal et en Suisse. Ceux-ci ont tiré, du silence de la loi, la conclusion qu’il n’y a pas de raison d’imposer. En revanche pour d’autres, le silence profite au fisc.

En France, la loi est silencieuse mais c’est auprès de la doctrine Administrative qu’il faut se pencher pour obtenir des précisions. Depuis 2014, l’Administration fiscale s’intéresse l’IR par la distinction classique des 2 catégories de revenus: Bénéfice Industriel et Commercial (BIC) et Bénéfice non commerciaux (BNC). Dans le cas des crypto-monnaies le critère permettant de déterminer la catégorie de revenu réside dans la répétition de l’opération. En cas d’activité occasionnelle, le régime des BNC s’appliquera, tandis que si l’opération est réalisée de manière régulière, on tombera dans la catégorie des BIC.

La doctrine fiscale traite les 2 catégories de la manière suivante:

BIC

« Le bitcoin est une unité de compte virtuelle qui peut être valorisée et utilisée comme outil spéculatif.« 

BNC

“L’émission du nombre de bitcoins étant limitée et déterminée, leur acquisition en vue de leur revente procède d’une intention spéculative.”

La contradiction est flagrante. D’un côté, le bitcoin “peut être” considéré comme un outil spéculatif alors même qu’il s’agit de la définition de la doctrine pour les Bénéfices Industriels et Commerciaux. De l’autre côté, l’acquisition de bitcoin est présumé spéculative, alors même qu’il s’agit de la définition de la doctrine concernant les Bénéfices Non Commericaux. Cette asymétrie de définition est d’autant plus troublante, que se couple un paradoxe concernant le traitement. Le régime des BNC est destiné traiter des cas d’individus non commerçant et donc devrait en principe écarter une présomption de spéculation. A l’inverse, le régime des BNC est prévu pour les commerçant et devrait donc présumer une spéculation.

Cette incohérence témoigne de la précipitation dont a fait preuve l’Administration fiscale pour tenter de capter l’impôt résultant des plus values sur les crypto-monnaies. C’est aussi révélateur d’une réalité: une très grande partie des personnes ayant réalisées d’importantes plus values (voir colossales) sur les crypto-monnaies ne que sont de simples personnes physiques n’ayant pas effectuées cette opération titre commercial. L’Administration a donc cherché capter l’impôt par tout moyen en posant une présomption irréfragable établissant une intention spéculative dès lors que l’opération porte sur le bitcoin. Ce dispositif s’avère alors imparable pour l’administré, pour le plus grand bonheur de l’Administration.

C’est sans compter le recours d’un administré actuellement pendant devant le Conseil d’Etat. Il est invoqué que la doctrine administrative serait contraire la loi. Un débat juridique est en effet louable. Certains considèrent qu’il faudrait différencier mineur et acheteur dans le traitement fiscal.

2) Taxe sur la Valeur Ajouté (TVA) et crypto-monnaies

C’est un Suédois, qui par la création d’une plateforme proposant un service d’échange de devise classique contre des crypto-monnaies, a interrogé l’Administration fiscale Suédoise sur l’éventuel assujettissement de ces opérations à la TVA. Ayant un doute sur l’interprétation de la directive européenne relative à la TVA, le Högsta förvaltningsdomstolena saisi la CJUE d’une question préjudicielle. Selon l’article 2 de cette directive:

« les opérations, y compris la négociation, portant sur les devises, les billets de banque et le monnaies qui sont des moyens de paiement légaux, à l’exception des monnaies et billets d collection, à savoir les pièces en or, en argent ou en autre métal, ainsi que les billets, qui n sont pas normalement utilisés dans leur fonction comme moyen de paiement légal ou qu présentent un intérêt numismatique;”

C’est donc par une décision28 en date du 22 octobre 2015 que la CJUE est venu préciser le traitement fiscal des crypto-monnaies et en l’espèce spécifiquement du bitcoin. La CJUE a en refusant la nature de bien corporel au bitcoin procédé l’exclusion de la qualification de “livraison de bien”. Ainsi, la CJUE a considéré l’opération réalisé sur la plateforme d’échange comme étant une prestation de service titre onéreux comme entendu par l’article 2 de la directive européenne. Cette qualification paraît logique.

Dans un second temps, la CJUE a examiné la possibilité d’un cas d’exonération. Elle a confirmé l’avis de l’avocat général, qui affirmait que “les différentes versions linguistiques de l’article 135, paragraphe 1, sous e), de la directive TVA ne permettent pas de déterminer sans ambiguïté si cette disposition s’applique aux seules opérations portant sur les devises traditionnelles ou bien si, en revanche, elle vise également les opérations impliquant une autre devise.”

On constate donc que la CJUE considère le bitcoin et donc par analogie, toute crypto- monnaie, comme étant un moyen de paiement. Plus encore et en dépit du silence de la CJUE, le caractère légal de ce moyen de paiement est établi. En effet, le caractère de moyen de paiement légal est condition sine qua non de l’application de l’exonération de l’article 135 de la directive TVA. Cette considération est opposer aux monnaies n’ayant pas cette fonction (billet de collection etc…) qui elles, ne peuvent bénéficier de cette exonération.

3) L’affaiblissement du concept de territorialité de l’impôt

Une grande partie de la lutte contre la fraude fiscale consiste à lutter contre la fraude fiscale internationale. Les moyens utilisés sont principalement la création de société sur des territoires fiscalement très avantageux. Cette fraude résulte donc de la concurrence entre les systèmes fiscaux étatiques. Dès lors, le législateur avait introduit un dispositif permettant de lutter contre les Etats non coopératifs.

Le problème de la territorialité de l’impôt ne fait que s’aggraver avec les crypto- monnaie. Ce problème était déjà connu en Europe avec les GAFA (Google, Apple, Facebook, Amazon) et la localisation de leurs bénéfices en Irlande notamment. Grâce aux crypto-monnaies, on peut craindre une meilleure accessibilité de la “fuite fiscale”. En effet tout individu peut désormais se soustraire l’impôt et ceux tout en résidant physiquement dans un État en utilisant des crypto-monnaies et en prenant soin de les stocker sur les plateformes d’échanges anonymes ou sur un “wallet”. Les crypto-monnaies permettent de se soustraire l’obligation de fait, qui consistait jusque-l faire allégeance aux règles d’un état pour y domicilier sa société ou sa personne physique. Autrefois réservée à une partie de la population, (GAFA et individuel fortuné) la fuite de l’impôt semble devenir la portée de n’importe quel contribuable. L’Etat sera-t-il impuissant face à l’obsolescence du principe de territorialité de l’impôt ?

Sous le prisme français, nous avons pu constater que le traitement des crypto- monnaies est encore balbutiant, notamment sur le plan fiscal. Par conséquent, il n’est pas surprenant que les régulations nationales fassent aussi preuves, lorsqu’elles ne sont pas absentes, d’une différence de traitement avérée.

La naissance des crypto-monnaies et plus particulièrement du Bitcoin (BTC)

Fin 2017, le bitcoin est sur toutes les lèvres. Une monnaie virtuelle créée en réponse à la crise financière 10 ans plus tôt est en train de révolutionner le monde monétaire. Durant les 11 premiers mois de l’année 2017, sa valeur augmente de 900%, passant de 1000 dollars à 10.000 dollars fin novembre. Le mois suivant, sa valeur dépasse les 19.500 dollars (soit 16.500 euros). Tous les investisseurs se ruent vers celle-ci, les gouvernements se retrouvent dépassés, les entrepreneurs y voient l’avenir. Mais qu’est-ce que sont réellement ces crypto monnaies ?

La genèse du bitcoin et des crypto-monnaies

Le fondateur de Bitcoin, Satoshi Nakamoto, a commencé à développer son idée au Japon en 2007, personne dont l’identité reste fictive sujette de nombreuses spéculations. Néanmoins, en 2008, un article présentant le Bitcoin publié sous le nom de Satoshi Nakamoto intitulé Bitcoin: A Peer-to-Peer Electronic Cash System‘ sera diffusé en ligne, ainsi que le site officiel de cette nouvelle monnaie publié anonymement. La position anonyme volontaire que le fondateur veut adopter pourrait être justifiée, d’une part, par la protection de la vie privée et, d’autre part, par le fait de rester à l’écart des projecteurs des médias et des gouvernements. D’un autre côté, la sécurité pourrait jouer un autre facteur dans le choix, car le bitcoin est une monnaie numérique et l’identité pourrait conduire à devenir la cible d’actions criminelles en ligne, ce qui aurait des effets néfastes sur les données sensibles.

Le bitcoin est probablement ce que Keynes pourrait obtenir de plus proche dans notre monde moderne répondant à son idée d’une monnaie supranationale. La monnaie numérique a connu sa première transaction officielle en 2009 avec un taux de change initial de 1 USD = 1309,03 BTC. L’abréviation officielle pour bitcoin est passée de BTC à XBT et le taux de change a incroyablement changé au fil des ans. Ses cotations sont données quotidiennement sur plusieurs bourses. Les échanges de bitcoin font partie intégrante de l’univers de la monnaie virtuelle et de son écosystème en particulier.

En six ans seulement, le nombre de transactions sur ces bourses est passé de zéro à près de 260 000 par jour en 2016, avec une capitalisation boursière globale de 6,5 milliards USD.

Le 3 janvier 2009, 30 000 lignes de code sont mises en ligne et marquent le début de Bitcoin.
Au cours des 20 prochaines années, un total de 21 millions de Bitcoins seront libérées, la production est donc bornée.

1 an plus tard, la monnaie virtuelle commence à se démocratiser et apparaît comme une révolution pour de nombreux investisseurs et entrepreneurs.
En 2010, une poignée de commerçants ont commencé à accepter la monnaie bitcoin au lieu des monnaies établies.

L’un des premiers articles tangibles jamais achetés avec cette crypto monnaie était une pizza. Aujourd’hui, la quantité de bitcoin utilisée pour acheter ces pizzas est évaluée à quasiment 100 millions de dollars.

C’est alors que l’endiguement pour cette monnaie devient phénoménal, les histoires d’investissement fructueux se multiplient dans les médias faisant de nouveaux adeptes.

Graphique historique du cours du BTC en USD

Les frères jumeaux Winklevoss devenus célèbres après leur tristement célèbre bataille juridique avec Mark Zuckerberg, ont gagné plus de 11 millions grâce au Bitcoin leur permettant de mettre en place plusieurs projets qui leur auraient rapporté plus de 400 millions de dollars.

En 2013, ils ont investi des sommes considérables dans le Bitcoin. Par la suite, ils ont fondé Winkdex, une entreprise qui suit le prix moyen du bitcoin. En 2015, les frères jumeaux ont ouvert leur premier échange Bitcoin à Gemini.
Roger Ver est connu sous le nom de « Bitcoin Jesus ». C’est le millionnaire le plus riche (sans compter le FBI et Satoshi Nakamoto). Roger était déjà millionnaire quand il est entré en contact avec Bitcoin. Il fait des dons de charité, et il a été le premier à investir dans Bitcoin Startup.

BTC et crypto-monnaie: un problème de régulation ?

Très rapidement, le bitcoin et autres crypto monnaies ne se limitent plus à sa simple qualité spéculative mais semble révolutionner le monde.

De nombreuses startups se sont mises à utiliser des crypto monnaies pour financer leurs idées, services et produits. Au lieu d’utiliser le financement traditionnel du capital de risque, ou d’utiliser des sites Web de collecte de fonds comme Kickstarter, les dirigeants de startup cherchent à utiliser ces nouvelles monnaies comme un moyen de recueillir des fonds pour leurs besoins révolutionnant l’ensemble du processus de collecte de fonds.

Les ICO voient donc le jour. Une Initial Coin Offer, également communément appelée ICO, est un mécanisme de collecte de fonds dans le cadre duquel les nouveaux projets vendent leurs jetons sous-jacents (tokens) en échange de bitcoin et d’éther. Ce processus ressemble à un appel public à l’épargne dans le cadre duquel les investisseurs achètent des actions d’une société. Ce phénomène semblait révolutionnaire et a rapidement permis à de nombreuses startups de lever des fonds importants.

Ce n’est pas seulement le moyen de financer les entreprises qui promettait d’être changé mais leur manière de créer de la valeur. En effet, celles-ci permettaient d’aider la transition écologique. Par exemple, il y a le Brooklyn Microgrid. Grâce à ce système, les foyers disposants de panneaux solaires peuvent vendre des crédits environnementaux par le biais d’une application téléphonique, aux résidents qui n’ont pas d’accès direct – ce qui signifie utiliser moins d’énergie à base de carbone et plus d’énergie solaire.

Ne révolutionnant pas seulement le monde des entreprises, ces monnaies pouvaient également révolutionner l’aide humanitaire en évitant la corruption dans les organisations caritatives. En raison de sa capacité à responsabiliser les entreprises, la blockchain (technologie sous-jacente) peut éliminer de nombreux problèmes liés aux organismes de bienfaisance, comme les fuites de fonds. C’est pourquoi le Programme Alimentaire Mondial (PAM) utilise cette technologie pour distribuer en toute sécurité une aide monétaire à ceux qui ont faim.

Ces monnaies virtuelles tenaient de nombreuses promesses allant vers un monde pus éthique. En plus des différentes utilisations mentionnées précedemment, elles encourageaient des pratiques commerciales plus éthiques en raison de leur capacité à être tracées. Étant donné que blockchain permet de suivre chaque transaction en toute transparence, les entreprises qui ont des antécédents de violations des droits de l’homme – l’industrie de la pêche, par exemple – auraient moins de manière de détourner leurs fonds.

Néanmoins l’histoire de Charlie Shrem, millionnaire du Bitcoin, qui a éclaté il y a quelques années permet de remettre en perspective ces éléments. En effet, celui-ci a commencé à acquérir des bitcoins dans les premiers temps à un prix très bas. Quand il n’avait que 11 ans, il a fondé BitInstant. L’entreprise a eu beaucoup de succès. Mais en décembre 2014, Shrem a été reconnu coupable de blanchiment d’argent sur le marché noir en ligne The Silk Road.

En 2016, à sa sortie de prison, il fonde Intellisys Capital, qui vend des portefeuilles d’investissement dans des entreprises à chaînes multiples.

En effet, le Bitcoin a un intérêt bien plus important que l’appât du gain et devient un élément moteur dans beaucoup d’autres domaines. En 2011, the Silk Road, un marché en ligne pour les drogues illicites, sera lancée. Il utilise le bitcoin comme principale forme de monnaie. Celle-ci devient un moyen privilégié de paiement non traçable et se fait une place de choix sur le Darknet.